Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 08:24

« Choisir l’original », tel est le slogan de la campagne déployée ces mois-ci par Eumabois pour défendre la technologie « made in Europe ». Une expression qui se veut la synthèse d’une série de valeurs, d’un engagement, d’une « histoire ». Produire des biens « originaux », des machines, des outils, des installations répondant à des critères bien précis, cela signifie avoir réalisé un projet, acquis une expérience, compris comment résoudre un problème.

Proposer – comme le font aujourd’hui les constructeurs européens – des solutions établissant « l’état de l’art », cela signifie concevoir, créer et produire des technologies avancées, innovantes et efficaces. En d’autres termes, de « hautes technologies ». Mais que se cache-t-il derrière cette expression si souvent employée, parfois à tord et à travers ?

Prenons le temps d’examiner ce concept. La High-tech, c’est tout ce qui ouvre une nouvelle voie. Ce sont des solutions qui, de par leur nature, définissent de nouveaux standards, permettent à ceux qui vont l’utiliser de disposer d’instruments profondément innovants et par là-même, capables de garantir les résultats que chaque entreprise se fixe, à savoir produire plus, mieux (qualité toujours plus élevée) et moins cher.

Dans notre civilisation postindustrielle, à l’ère de l’informatique appliquée, la définition high-tech, dans le monde du bois, synthétise en somme toute l’évolution des technologies de ces vingt dernières années. Les capacités manuelles se faisant de plus en plus rares, tout comme la connaissance du matériau bois, et la main d’œuvre devenant de plus en plus chère, ce sont les technologies les plus innovantes, les « hautes technologies » qui ont sauvé le secteur. Ces technologies fortement novatrices ont permis de fabriquer plus de meubles et plus de produits en bois d’excellente qualité et à un coût inférieur. Le travail du bois est passé de l’atelier du menuisier au contrôle numérique, à l’utilisation de systèmes ultrasophistiqués pour la gestion des outils de transformation du bois et de ses dérivés. Des forets et des fraises qui se déplacent dans l’espace pour donner forme à des objets qui amélioreront la qualité de la vie de nombreuses personnes.

La High-tech a également permis de remporter un autre défi qui semblait au premier abord impossible : la production « juste à temps ». Les technologies avancées appliquées sur de grandes installations, sur les chaînes de production complexes n’ont pas conduit à une production de masse et n’ont donc pas décrété la fin de la réponse « sur mesure » aux besoins du consommateur.

La capacité d’améliorer et d’étudier de nouvelles solutions techniques et conceptuelles a permis de disposer aujourd’hui de technologies opérant « sur mesure », à même de produire – de façon de plus en plus automatisée – toute sorte de pièces, même très différentes les unes des autres, l’une après l’autre.


En d’autres termes, les machines ont atteint un niveau de sophistication tel qu’elles peuvent opérer comme si elles s’étaient en quelque sorte appropriées l’art, le savoir-faire, la créativité et la flexibilité d’un artisan, d’un être humain.


Mais ce n’est pas tout. La High-tech ne s’applique pas uniquement à de grandes installations coûteuses. Les constructeurs européens ont remporté un autre défi essentiel qui consistait à recourir à des solutions à la technologie avancée pour augmenter la productivité, l’efficacité et l’efficience de chaque machine, même la plus traditionnelle. Toupies, scies à ruban, raboteuses. Aujourd’hui, même ces machines de base peuvent être équipées de solutions « high-tech » et de commandes qui en font des instruments de plus en plus rapides, fiables et dotés de mémoire.

C’est un passage de relais : des technologies avancées sont utilisées pour produire des machines, des outils, des installations « high-tech » qui donneront vie à leur tour à des produits « high-tech », dans le sens où il s’agira de biens, d’objets en mesure de satisfaire des besoins de plus en plus grands et des consommateurs toujours plus motivés et exigeants.

Tout cela ne s’improvise pas. Tout cela est le résultat d’une histoire, d’une tradition, de l’engagement d’une industrie qui s’efforce depuis toujours d’atteindre son but, de la meilleure des façons possibles. En investissant, par des activités de recherche. En innovant et en se renouvelant, en se transformant au même rythme que le monde et la société. Cela suppose la compréhension des nouveaux besoins, l’analyse des nouvelles possibilités et la définition des nouvelles réponses. C’est tout cela, et bien d’autres choses encore, qui se cache derrière les huit lettres de « high-tech ». Difficile à imiter, comme le savent bien les industriels du bois qui, dans le monde entier, travaillent ce matériau et ce dérivé avec des technologies « made in Europe ».



European Federation of Woodworking Machinery Manufacturers


www.eumabois.com

Par Eumabois - Publié dans : Matériel & Equipements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés