Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 13:53

Depuis 20 ans, la surface boisée a progressé de 20 %, en Bretagne, mais les deux tiers de cette progression sont liés à une augmentation des "délaissés", où la nature a repris ses droits. Après un développement dans les années 1980, le rythme s'est ralenti, avec l'arrêt des aides publiques au boisement. Seules subsistent quelques aides départementales.
Malgré les contraintes, la forêt demeure une composante importante dans l'activité de la région. Elle remplit une fonction économique, en fournissant du bois d'œuvre et d'industrie. En outre, la consommation de bois de chauffage reste importante en Bretagne. La forêt a aussi un rôle de protection de l'environnement (qualité de l'eau, biodiversité) et d'identité des paysages.


Accompagner les projets
 
Le Centre régional de la propriété forestière de Bretagne (CRPF) est un interlocuteur privilégié avec ses 3 ingénieurs et 9 techniciens. En tant qu'établissement public national administré par des propriétaires forestiers élus, il est chargé d'orienter et de développer la gestion durable des forêts privées. Souvent méconnu des petits propriétaires, il ne ménage pas ses efforts pour vulgariser les méthodes de sylviculture. "Notre rôle principal est d'accompagner (gratuitement) les porteurs de projets par des diagnostics de terrain, des conseils sur le choix des essences, sur le suivi des plantations, les aides possibles", explique Gilles Pichard, responsable de l'antenne départementale d'Ille et Vilaine.
Il ne suffit pas de planter, il faut être conscient des travaux à réaliser par la suite, lors de la taille de formation et des éclaircies. "La plupart de ces travaux ne sont pas mécanisables, comme les travaux agricoles classiques. Le boisement requiert une approche différente de celle de la production agricole. On doit s'accommoder d'un certain salissement de la parcelle. Il ne faut pas être obnubilé par le développement de quelques adventices", ajoute G. Pichard.  
 
Trois solutions pour vendre
 

L'une de missions du CRPF consiste aussi à veiller sur la bonne valorisation des bois. Les propriétaires forestiers s'interrogent souvent sur les différentes solutions  pour vendre du bois sur pied. La solution la plus fréquente est la vente de gré à gré. "L'acheteur propose un prix en bloc, sans détail du nombre de m3 ni du prix du m3. Le vendeur n'a aucun point de repère. Cette solution n'est envisageable que si l'on met en concurrence plusieurs établissements et que l'on rédige un contrat".     
On peut aussi vendre sur pied en se mettant d'accord sur un prix unitaire, le cubage du bois étant réalisé après la coupe. Le bulletin de liaison du CRPF donne régulièrement l'évolution des cours du bois. La troisième solution consiste à faire appel à un expert qui estime le volume, fixe un prix de retrait et s'occupe de la vente en faisant appel à la concurrence. Ce type de vente représente 15 à 20 % de la production bretonne.     

Patrick Bégos
paysanbreton-copie-4.jpg

Voir la source

Par Patrick Bégos - paysan-breton.fr - Publié dans : Développement Durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés