Lundi 3 décembre 2007
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Au cœur de sa mission de développement dans les pays du Sud, le Cirad en lien avec le Cemagref, présente ses recherches actuelles de valorisation de la biomasse, au Salon international des énergies
renouvelables ENERGAÏA, du 6 au 8 décembre 2007, au Parc des Expositions de Montpellier.
« Les activités biomasse-énergie du Cirad sont mises au service du développement des pays du Sud » précise d’emblée Christian Sales, chargé de mission (UPR, Unité propre
de recherche Biomasse-énergie).
La biomasse qui regroupe l'ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d'énergies peut être convertie en énergie, chaleur, électricité ou carburants selon sa nature et les
besoins exprimés. En ce qui concerne les biocarburants, sujet particulièrement d’actualité, le Cirad possède une longue expérience sur l’étude et l’usage de ceux de 1ère génération et il
s’implique également dans le développement de ceux de 2nde génération. Ces derniers présentent en effet un fort rendement potentiel par hectare et peuvent être produits à partir du
bois ou des résidus agricoles dans des contextes environnementaux spécifiques au Sud et des systèmes d’agriculture paysanne.
Des solutions énergétiques et des enjeux déterminants
Avec le souci permanent de minimiser l’impact des procédés sur le milieu naturel et de favoriser le développement rural, le Cirad développe des méthodes permettant d’identifier les
ressources en biomasse (plantations, cultures énergétiques, résidus agricoles ou forestiers...) potentiellement disponibles à court et à moyen termes, ainsi que les volumes, accessibilité et
itinéraires les mieux appropriés.
Face aux contraintes économiques des pays en développement et aux coûts élevés liés à la dispersion spatiale, la préparation ou la transformation de la biomasse, le Cirad et ses partenaires
élabore un scénario original. Il consiste à conditionner la biomasse localement sous une forme liquide afin d'être transportée et alimentée à moindre frais.
Ainsi la pyrolyse dite "flash" permet de convertir une biomasse en bio-huiles avec des rendements énergétiques proches de 70%. Ces bio-huiles ont une densité énergétique supérieure à celle
de la biomasse initiale. Cette transformation contribue donc à une réduction significative des coûts de transport (camion citerne, oléoduc) et une simplification des systèmes alimentation
(pompes, injecteurs).
Sur le stand ENERGAÏA
Les chercheurs présents sur le stand présenteront leurs activités de recherche qui s'articulent autours de trois axes prioritaires :
- Génie des procédés de valorisation thermochimique de la biomasse.
- Analyse de la demande et des conditions d’émergence des filières biomasse-énergie.
- Ingénierie de solutions énergétiques dans les pays du Sud.
Des posters et projections vidéo seront proposés afin de sensibiliser le grand public à cette thématique de recherche. Le débat s’ouvrira également sur les attentes et
problématiques (disponibilité des terres, compétition avec les cultures alimentaires) de ces nouvelles filières et technologies de demain.
Un exemple de la valorisation d'huile végétale en carburant sera également présenté sur le stand. Il s’agit d’un brûleur fonctionnant indifféremment avec de
l’huile de colza, de tournesol ou d’arachide. D’une puissance de 30 à 100 kW, il peut assurer le séchage de produits agricoles en Afrique ou rendre autonome une exploitation agricole en Europe.
De plus il ne contribue pas à l’émission nette de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
L’utilisation généralisée des huiles végétales dans les pays en développement présente de nombreux avantages. Elle leur confère en particulier autonomie et indépendance à l’égard des énergies
fossiles de plus en plus onéreuses
Contacts scientifiques :
Christian Sales, christian.sales@cirad.fr
Laurent Van de Steene, laurent.van_de_steene@cirad.fr
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Par Cirad
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Publié dans : Associations / Fédérations
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