Bois & Forêts

Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 08:52

Après que les Chinois aient largement exploité leur potentiel forestier sans trop se préoccuper d’une démarche de développement durable dans ce domaine, l’empire du milieu couvre de plus en plus ses besoins en achetant du bois à l'étranger. L’Allemagne est un de leurs principaux clients.
« Affaires forestières - Des Chinois achètent des forêts entières en Allemagne ». C'est sous ce titre que le journal allemand Die WELT ouvre le débat le 12. Juin 2007.



Toute l'affaire avait commencé avec un reportage en page première du journal de Ahrensburg sur Matthias Manthey, un agent de change basé dans la même ville. Celui-ci propose ouvertement – même à travers une annonce de presse - d'acheter au niveau fédéral à des prix de pointe et de manière extrêmement discrète des superficies boisées à travers une filiale allemande, une société anonyme. Les affaires semble bien marcher, car il se vante qu'il peut à peine se sauver des demandes du royaume du milieu concernant des superficies boisées“
Cette nouvelle évolution est également constatée par le Bund Deutscher Forstleute (BDF), la fédération allemande des métiers de la forêt. Le BDF, qui existe depuis 1950 et fort de ses 8000 membres, a pour objectif de fournir de l'information professionnelle aux décideurs politiques. Il ne cache pas son inquiétude lors de sa déclaration de presse du 25-06-07: « Des Chinois achètent des forêts entières en Allemagne - La grande demande de bois rend l'achat économique - Le géant économique souriant s'assure en secret, calmement et doucement la matière première de bois convoitée ». Car malgré le fait que les Chinois doivent également s'en tenir aux lois forestières des pays exportateurs, le BDF met en garde les autorités allemandes à propos de cette amplification du commerce de bois avec la Chine qui cherche par tous les moyens à préserver son approvisionnement en bois, ce qui entraînera que des quantités de bois considérables extraites des forêts allemandes.

Le président du BDF, Bernhard Dierdorf, doute pour sa part que les Chinois se sentent liés à l'obligation du développement durable de la forêt allemande et au respect de sa contribution au bien-être générale de la population. Pour lui, la forêt est à la fois un bien économique, un lieu de travail et un paysage culturel en même temps. Par conséquent, le BDF demande au pouvoir politique allemand, aux administrations forestières et à la société d'agir contre cette vente à perte de la forêt allemande.
Carl Von Clausewitz, le grand théoricien prussien sur les principes de la guerre, avait tiré de ses analyses et observations le constat que jamais un pays ne s'était sacrifié pour un autre. La conclusion inverse est que personne n'est mieux adapté à défendre les intérêts que celui à qui ils appartiennent. La Chine est un pays surpeuplé et en manque de ressources ainsi que de matières premières mais avec une économie en hausse constante et avide de produits de base. Nous ne pouvons pas lui reprocher de vouloir sécuriser ses accès aux ressources naturelles car la défenses des intérêts propres est légitime, ce qui n'est pas toujours le cas des moyens mise en oeuvre. Mais en revanche, nous ne pouvons et nous ne devons pas nous attendre à ce que les Chinois gèrent le paysage européen dans notre intérêt, ni qu’ils nous garantissent l'accès à cette ressource à leur détriment.

Le besoin d'agir à un niveau national et européen
Il est fondamental de rappeler que la vision stratégique chinoise n'est pas la même que celle de l’Europe. La Chine planifie ses enjeux bien au-delà des mandats électoraux de nos gouvernements respectifs. Le passé et l'histoire de la Chine ne s'encombrent pas des culpabilités existentielles de l'Europe et de ce fait lui permet d'agir en ayant les mains libres au sein de sa population. Pourquoi acheter la forêt allemande? Bien entendu pour pallier au manque de ressources chinoise en matière de bois et en ayant connaissance du peu de caractère défensif des gouvernements européens qui se mettent à genoux devant le marché chinois. L’Histoire démontre que la déforestation anarchique a ruiné plus d’un pays et à désorganiser son paysage. La progression de la désertification dans certaines régions d’Espagne est le résultat de la politique appliquée lors de la conquête du Nouveau Monde pour répondre aux besoins des flottes maritimes de l’époque. Nos ancêtres connaissaient la valeur de la forêt autant dans sa dimension spirituelle que matérielle et en aucun cas un bradage de la forêt n'aurait été possible, la gestion se faisant a minima sur 120 ans. Nos bois et nos forêts sont un poumon pour l'Europe et sont aussi des sources de revenus, d'énergie, des lieux de biodiversité, ainsi que des lieux de loisirs et de tranquillité. Mais seulement avec une gestion prenant en compte les intérêts des populations locales ainsi que des intérêts primordiaux de la nature. Pour l’instant, les Chinois restent insensibles à de tels arguments et agissent en purs cyniques. L’attitude des gouvernements ne changera pas tant qu’il n’y aura pas une mobilisation des opinions publiques afin de contrer les actes irrationnels découlant de la mondialisation des échanges.
La forêt est devenue un facteur économique stratégique dans une économie globalisé. C’est la raison pour laquelle l’approche environnementale est insuffisante dès lors que l’on s’attache à prendre en compte l’importance des ressources naturelles d’un pays dans le cadre d’un développement équilibré couplé à une gestion pertinente de son paysage.

Bernd Bühler
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 13:18

Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...

Sylvasphere est un espace d'information, mais est aussi un réseau permettant de relier les professionnels et les amateurs

N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!


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Sylvasphere ! "tout un univers"


 

 

Par Pascal Jacob - Publié dans : Bois & Forêts
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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /Sep /2007 15:17
LES UNIVERSITES FORESTIERES des ENTREPRENEURS de TRAVAUX FORESTIERS Vendredi 9 et samedi 10 Novembre 2007 A la Galerie Européenne de la Forêt et du Bois, Cluny au sud de la Bourgogne, à proximité de Mâcon

Le rendez-vous des entrepreneurs de travaux forestiers qui sont acteurs de leur activité et de leur métier et des cadres syndicaux qui assurent leur représentation.

Pour plus d’information et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site  www.e-d-t.org, le site de la Fédération nationale Entrepreneurs Des Territoires


Contact Presse : Lina Haddad
Universités Forestières
galerieeuropeenne.jpg
Galerie Européenne de la Forêt et du Bois
La Croix Mission – 71520 Dompierre-Les-Ormes
A proximité de la RN 79, entre Cluny et Paray le Monial
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Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /Sep /2007 14:13

Un atelier international sur les politiques forestières et la «déforestation évitée» dans les pays du Sud

Les 22 et 23 novembre 2007 se tient à l'Institut d'Études Politiques de Paris, un atelier international conjointement organisé par le Cirad, l'Iddri, le Cifor, le Gip-Ecofor* avec le soutien de la Chaire de développement durable de Sciences Po. Il s'intitule: « Régime international, déforestation évitée et évolution des politiques publiques et privées affectant les forêts dans les pays du Sud ».

« Les forêts ne sont pas des biens publics mondiaux alors qu'elles fournissent plusieurs de ces biens publics comme le maintien de la biodiversité ou l'atténuation des changements climatiques» explique d'emblée Alain Karsenty, chercheur en économie au Cirad, il poursuit « les forêts sont soumises à la stricte souveraineté des États. Un pays peut actuellement laisser détruire ses forêts pour la production de biocarburants ou par l'exploitation illégale du bois. La question d'une gouvernance mondiale des forêts se pose de manière de plus en plus pressante ». La déforestation est responsable d'environ 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre chaque année et la diversité biologique des forêts tropicales s'érode avec leur dégradation.

Protéger les forêts tropicales

Plusieurs grandes organisations, comme la Banque mondiale, encouragent les gouvernements du Sud à adopter des réformes au contenu assez similaire dans les différents pays. Le FNUF (Forum des Nations Unies pour les Forêts), organisme intergouvernemental dédié aux forêts a aussi été constitué en 2000 et la plupart des grands bailleurs assortissent leurs aides de « conditionnalités environnementales ». Mais l'ensemble de ces facteurs ne conduit pas encore à l'homogénéisation des politiques nationales ni à l'émergence d'un véritable régime international de protection des forêts tropicales.

« Des instruments « privés », comme la certification FSC de « bonne gestion» des forêts, ont peut être parfois plus d'influence que les processus intergouvernementaux» précise Alain Karsenty, « les réformes conduites dans les pays forestiers du Sud ne parviennent pas toujours à modifier profondément les pratiques des administrations et des acteurs de terrain. » C'est sans doute dans l'articulation, à différentes échelles, des politiques publiques et des instruments et initiatives privés que se trouvent les effets de levier capables d'enrayer la déforestation et l'érosion de la biodiversité dans les forêts tropicales.

Vers une gestion internationale des forêts?

Le mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation connait un grand engouement dans les organisations internationales et un vif intérêt dans la communauté scientifique. Il vise notamment à l'attribution de « crédits carbone » ou d'argent, aux pays en développement qui réduisent leurs niveaux de déforestation; c'est le processus dit de « déforestation évitée ». Néanmoins, le contour exact des règles de ce mécanisme ne fait toujours pas l'objet d'un consensus, et les effets potentiels de sa mise en œuvre à partir de 2012 (période post-Kyoto) suscitent également des questions et des controverses dans le monde de la recherche.

Durant deux jours (22 et 23 novembre 2007), quelques uns des meilleurs spécialistes internationaux se retrouveront pour débattre de ces différents sujets dans l'atelier international (dont le Cirad est à l’initiative) accueilli par la Chaire de Développement Durable de Sciences Po -Institut d'Études Politiques (Salle François Goguel, 56 rue des Saints-Pères). Près d'une centaine de personnes sont attendus, chercheurs mais aussi membres d'institutions internationales d'aide au développement. Il s'agira d'expliciter les conditions de la création d'un régime international des forêts et d'explorer dans cette dynamique, les instruments et mécanismes existants.

Les communications préparées pour cet atelier feront l'objet de publications à l'intention de différents publics.

 
* Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales)

   Cifor (Centre International de recherche forestière)

   GIP Ecofor (groupement d'intérêt public sur les écosystèmes forestiers et leur gestion)

Contact scientifique : Alain Karsenty, alain.karsenty@cirad.fr

Contact presse : Florence Vigier, florence.vigier@cirad.fr

 En Savoir plus : le site de l’Unité de recherche Ressources forestières et politiques publiques http://www.cirad.fr/ur/ressources_forestieres

-- 
Florence Vigier
Cirad • contact presse et rédactionnel
TA 173/04
Avenue Agropolis
34398 Montpellier Cedex 5

Tel : 04 67 61 44 07
Fax : 04 67 61 55 70
florence.vigier@cirad.fr

 

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Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /Sep /2007 13:56

La 72ème édition de la Foire Agricole et Forestière de Sedan s’est tenue les 8 et 9 septembre 2007 sur la prairie de Torcy. Cette année encore, de nombreux professionnels de la Filière Forêt - Bois étaient regroupés derrière leur interprofession régionale, Valeur Bois, afin d’aller à la rencontre du public et de mieux faire connaître leurs métiers et leurs savoir-faire.

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Dès le jeudi 6 septembre, des écoliers de Sedan et ses environs avaient pu découvrir différentes facettes de la filière sur le stand de la forêt et du bois à l’intérieur de la ferme pédagogique. Accueillis et guidés par des élèves du CFPPA de Saint-Laurent, près de 2000 enfants sont entre autres partis à la découverte de la flore et de la faune des forêts champardennaises.
 
Sur le Pôle Forêt – Bois, stands traditionnels et animations dynamiques en extérieur ont attiré un public nombreux, curieux et intéressé :
 
A l’intérieur d’un chapiteau de 300m2, l’ensemble de la filière était représenté, du gestionnaire forestier aux entreprises de charpentes, de parquets ou encore de déchiquetage en passant par les organismes de formation et les scieries. Le samedi 8, une conférence organisée en collaboration avec la MSA et Groupama a permis aux entreprises de la filière d’être informées des risques liés aux poussières de bois et des moyens de prévention à mettre en œuvre.
  

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En extérieur, deux scieries mobiles ainsi qu’un porteur et un débusqueur du CFPPA de Saint-Laurent ont effectué des démonstrations tout au long du week-end. Le dimanche 9, la MSA et le Syndicat des Exploitants Forestiers Scieurs et Négociants des Ardennes organisaient un concours de bûcheronnage inter-écoles forestières régionales. Sous l’œil d’un jury composé de professionnels de la filière et d’un public admiratif, sept jeunes en formation de bûcherons se sont mesurés à travers plusieurs épreuves dans un excellent état d’esprit. Le vainqueur est reparti avec une tronçonneuse gracieusement offerte par la société Stihl.
  

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Ainsi, en 2007, grâce à l’implication et l’enthousiasme des participants, exposants et organisateurs, le Pôle Forêt – Bois de la foire agricole et forestière de Sedan se révèle une fois de plus comme une réussite, tant en terme d’organisation qu’en terme de fréquentation du public.
 
 
La nouvelle saison forestière semble bien lancée en Champagne-Ardenne !
 
 
 Pour tout renseignement complémentaire, contacter :
 
VALEUR BOIS,
BP 2106
52904 Chaumont cedex 9,
Tél. : 03 25 02 07 66

Site Internet : www.valeur-bois.com

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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 08:57

ATIBT à Belem capitale du commerce de bois tropicaux du 12 au 18 novembre 2007

 










Pourquoi Belém ?
Belém, capitale de l'Etat du Pará, constitue le centre économique de la région Nord à l'embouchure de l'Amazone. La prospérité de la ville fut liée au commerce du caoutchouc. Aujourd'hui, Belém est la capitale brésilienne du commerce de bois tropicaux. 
Depuis 25 ans l’ATIBT organise un Forum tous les deux ans, soit dans un pays producteur soit dans un pays importateur, avec toujours comme objectif de développer de nouveaux contacts commerciaux et techniques entre son réseau de membres et les participants du pays visité

Après le Forum de Manaus en 1984, la majorité des membres consultés à Shanghai lors du précédent Forum en 2005 ont fait le choix du Brésil pour 2007, pays qui joue un rôle primordial dans les échanges internationaux de bois tropicaux..

Historiquement centrée sur l’Afrique, l’ATIBT avec ses 220 membres répartis dans 39 pays voit progressivement des entreprises d’Amérique du Sud (Bolivie, Guatemala, Costa Rica) s’intéresser à ses travaux et à son expérience dans la filière des bois tropicaux.
L'Afrique est aujourd’hui fortement engagée dans la gestion durable. C’est ainsi qu’on observe depuis une dizaine d’année le développement des plans d’aménagement (avec ses composantes environnementales, sociales et faunistiques), méthodes RIL, formations professionnelles sur le terrain, etc. 

Si l’Afrique n’est pas en reste, la problématique du développement durable en Amérique du Sud - plus grande surface forestière mondiale - est également en marche, et il nous a donc semblé opportun de venir au Brésil partager nos expériences pour mieux comprendre les enjeux des uns et des autres en matière de gestion durable forestière.

 










Le port de Belém 

Le Brésil est également un important producteur de bois tropicaux pour les marchés européens, et influence fortement l’offre internationale, d’autant que sa production est aujourd’hui quasi exclusivement destinée à être transformée localement.
Comprendre les rouages de l’industrie brésilienne, tisser de nouveaux liens avec ce continent notamment ne développant les relations avec les associations brésiliennes, faire découvrir aux membres ATIBT son industrie locale en organisant des visites industrielles, tel sont les objectifs que nous voulons atteindre pour ce Forum 2007 de Belém !

 Programme Prévisionnel (soumis à modification)

12 Novembre : Visites

13 Novembre :
Matin - Discussions / Présentations en séance plénière

Après Midi – Table ronde sur les aspects aménagement durable au Brésil et en Afrique
Soir - Dîner d'ouverture

14 Novembre : Matin – Tables rondes 2 et 3 en parallèle sur 2 autres thématiques (puits carbone, classements commerciaux..)
Après Midi - Rencontres commerciales sur rendez vous, ou visites

15 Novembre : Discussions / Présentations en séance plénière / clôture du Forum

16 et 17 Novembre : Visites
 
Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter notre service communication à com@atibt.com 

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Rendez vous à Belém !

Voir la Source: http://www.atibt.com/forum.php
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Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 15:02
Les 22 et 23 novembre 2007 se tient à l'Institut d'Études Politiques de Paris, un atelier international conjointement organisé par le Cirad, l'Iddri, le Cifor, le Gip-Ecofor* avec le soutien de la Chaire de développement durable de Sciences Po. Il s'intitule: « Régime international, déforestation évitée et évolution des politiques publiques et privées affectant les forêts dans les pays du Sud ».
 
« Les forêts ne sont pas des biens publics mondiaux alors qu'elles fournissent plusieurs de ces biens publics comme le maintien de la biodiversité ou l'atténuation des changements climatiques» explique d'emblée Alain Karsenty, chercheur en économie au Cirad, il poursuit « les forêts sont soumises à la stricte souveraineté des États. Un pays peut actuellement laisser détruire ses forêts pour la production de biocarburants ou par l'exploitation illégale du bois. La question d'une gouvernance mondiale des forêts se pose de manière de plus en plus pressante ». La déforestation est responsable d'environ 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre chaque année et la diversité biologique des forêts tropicales s'érode avec leur dégradation.


Protéger les forêts tropicales
Plusieurs grandes organisations, comme la Banque mondiale, encouragent les gouvernements du Sud à adopter des réformes au contenu assez similaire dans les différents pays. Le FNUF (Forum des Nations Unies pour les Forêts), organisme intergouvernemental dédié aux forêts a aussi été constitué en 2000 et la plupart des grands bailleurs assortissent leurs aides de « conditionnalités environnementales ». Mais l'ensemble de ces facteurs ne conduit pas encore à l'homogénéisation des politiques nationales ni à l'émergence d'un véritable régime international de protection des forêts tropicales. 
« Des instruments « privés », comme la certification FSC de « bonne gestion» des forêts, ont peut être parfois plus d'influence que les processus intergouvernementaux» précise Alain Karsenty, « les réformes conduites dans les pays forestiers du Sud ne parviennent pas toujours à modifier profondément les pratiques des administrations et des acteurs de terrain. » C'est sans doute dans l'articulation, à différentes échelles, des politiques publiques et des instruments et initiatives privés que se trouvent les effets de levier capables d'enrayer la déforestation et l'érosion de la biodiversité dans les forêts tropicales.


Vers une gestion internationale des forêts?
Le mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation connait un grand engouement dans les organisations internationales et un vif intérêt dans la communauté scientifique. Il vise notamment à l'attribution de « crédits carbone » ou d'argent, aux pays en développement qui réduisent leurs niveaux de déforestation; c'est le processus dit de « déforestation évitée ». Néanmoins, le contour exact des règles de ce mécanisme ne fait toujours pas l'objet d'un consensus, et les effets potentiels de sa mise en œuvre à partir de 2012 (période post-Kyoto) suscitent également des questions et des controverses dans le monde de la recherche.
 
Durant deux jours (22 et 23 novembre 2007), quelques uns des meilleurs spécialistes internationaux se retrouveront pour débattre de ces différents sujets dans l'atelier international (dont le Cirad est à l’initiative) accueilli par la Chaire de Développement Durable de Sciences Po -Institut d'Études Politiques (Salle François Goguel, 56 rue des Saints-Pères). Près d'une centaine de personnes sont attendus, chercheurs mais aussi membres d'institutions internationales d'aide au développement. Il s'agira d'expliciter les conditions de la création d'un régime international des forêts et d'explorer dans cette dynamique, les instruments et mécanismes existants.
Les communications préparées pour cet atelier feront l'objet de publications à l'intention de différents publics.
 
* Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales)
   Cifor (Centre International de recherche forestière)
   GIP Ecofor (groupement d'intérêt public sur les écosystèmes forestiers et leur gestion)
 
Contact scientifique : Alain Karsenty, alain.karsenty@cirad.fr
Contact presse : Florence Vigier, florence.vigier@cirad.fr
 
En Savoir plus : le site de l’Unité de recherche Ressources forestières et politiques publiques
http://www.cirad.fr/ur/ressources_forestieresCirad : Un atelier international sur les politiques forestières et la «déforestation évitée» dans les pays du Sud
Florence Vigier:  florence.vigier@cirad.fr





Cirad


contact presse et rédactionnel
Avenue Agropolis
34398 Montpellier Cedex 5
Tel : 04 67 61 44 07
Fax : 04 67 61 55 70
Lettre électronique d’information :
http://www.cirad.fr/fr/lettre/lettre.php

Communiqués de presse :
http://www.cirad.fr/fr/presse/index.php
Sur Intranet:
Le Cirad dans la presse :
http://intranet-drlr.cirad.fr/medias-2006-Cirad.html
Le site de la Direction régionale Languedoc-Roussillon :
http://intranet-drlr.cirad.fr/
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 10:28
Les Premières Nations et la gestion forestière à travers le Canada : plusieurs pistes pour atteindre les mêmes buts

Organisateur :

L'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL) est un organisme régional à but non lucratif créé à la demande des Chefs du Québec et du Labrador. L'Institut soutient les Premières Nations dans la mise en application de la Stratégie de développement durable, dans le développement d'outils et dans le transfert des connaissances afin que leurs communautés réalisent leur propre développement durable.

Les Premières Nations désirent être des partenaires dans les activités qui touchent le développement de leur territoire. Plusieurs partenariats ont vu le jour ces dernières années entre les Premières Nations et les différents intervenants du milieu forestier (gouvernements, industries, groupes environnementaux, coopératives forestières, etc.). Ces partenariats sont bénéfiques pour toutes les parties. L'Institut de développement durable vous en présentera quelques-uns au cours de ce colloque.

Il s'agit d'une occasion pour tous de mieux se connaître et se comprendre, car l'univers des Premières Nations gagne à être mieux connu.

Jeudi 20 septembre 2007 – Salle 205 AB
Animation : Valérie Courtois, Innu Nation Environment Office
8 h 30 Prières d’ouverture
8 h 35 Mot de bienvenue
8 h 50 Présentation et déroulement du colloque
Valérie Courtois, Innu Nation Environment Office
9 h Nitassinan Durable : Modèle de cogestion et de planification écosystémique
Valérie Courtois, Innu Nation Environment Office
9 h 40 Les Mesures d’harmonisation de Wemotaci
Georges Bhérer, Service des Mesures d’harmonisation au Conseil des Atikamekw de Wemotaci
10 h 20 Pause-santé
10 h 40 Les Premières Nations et la gestion forestière à travers le Canada : plusieurs pistes pour atteindre les mêmes buts
Stephen Wyatt, Université de Moncton
11 h 20 Étude de partenariat entre la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) et la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL)
Rémy Vincent, CDEPNQL
12 h Dîner libre
13 h 30 Ndoho Istchee : Les fondements d’une approche favorisant la participation des Cris à la planification de l’aménagement forestier
Martin Pelletier, projet Ndoho Istchee
Rhonda Oblin, Forêt modèle crie de Waswanipi
14 h 10 Régime forestier adapté sur le territoire de la Paix des Braves
Conférencier à confirmer
14 h 50 Pause-santé
15 h 10 La participation des Premières Nations à la gestion des forêts : Constats et défis
Steve Morel, Groupe conseil Nutshimit
15 h 50 Groupe forestier CFOR
Benoît Croteau, Ressources naturelles Abitibiwini
Nicolas Pouliot, Groupe forestier CFOR
16 h 30 Mot de fermeture
16 h 30 Fin du colloque

Voir la Source

Responsable :
M. Mario Gros-Louis, ing.f./R.P.F.
Chargé de projets/foresterie et espèces en péril
Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador
250, place Michel-Laveau, bureau 201
Wendake (Québec) G0A 4V0
Téléphone : 418 843-9999
Télécopieur : 418 842-5966
Courriel :
mgroslouis@iddpnql.ca
Site Web :
www.iddpnql.ca

Par Institut de développement durable des 1eres Nations du Québec et du Labrador - Publié dans : Bois & Forêts
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 08:26

La crise du bois d’œuvre entre le Canada et les États-Unis a eu des effets pervers pour les États-Uniens en donnant des ouvertures pour de nouveaux produits. Pourquoi ? Parce que des entrepreneurs dans le bois de sciage ont décidé d’innover, de ne pas envoyer du bois d’œuvre, des deux par quatre ou de la planche vers les voisins du sud, mais plutôt du bois d’ingénierie qui n’est pas touché par la surtaxe.

C’est ce que raconte Richard Desjardins, ingénieur, non le poète défenseur de la forêt boréale, mais responsable de la recherche comme directeur Systèmes de construction, chez Forintek situé dans le Parc technologique de Québec, une division de la nouvelle entreprise FPInnovations, née en avril 2007.

« Le litige a poussé les gens de l’industrie à être plus innovateurs, explique-t-il. Des gens comme la famille Fillion qui possède l’usine Chantiers Chibougamau à Chibougamau, sont passés du sciage à la fabrication d’un produit à valeur ajoutée. C’est comme cela qu’est née la poutre Nordiclam faite d’un assemblage de pièces de 2 X 2 considérées comme un résidu et qui n’aurait pas été récupérée ni vendue en bois de sciage. »

À la demande de l’entreprise, Forintek s’est mis au travail avec une équipe pluridisciplinaire pour travailler sur le projet de la poutre Nordiclam. Il fallait faire des analyses de marché en même temps qu’on effectuait des recherches et évaluait les techniques et les systèmes d’assemblage. L’équipe s’attaquait aussi à la certification du produit et au suivi normatif pour que la poutre soit conforme aux normes en vigueur aux États-Unis et en Europe.

Maintenant, le produit est vendu partout. C’est d’ailleurs avec ce type de poutre que le stade de soccer de Laval a été construit. Avec l’aide des chercheurs de Forintek, l’usine Chantiers Chibougamau a pu développer une poutre de bois d’ingénierie et développer par la suite toute une gamme de produits.

« Lorsqu’une compagnie développe un produit d’ingénierie, souligne M. Desjardins, elle fait appel à Forintek parce que nous avons la masse critique d’experts dans divers domaines pour assurer la qualité du produit que ce soit pour les aspects mécanique, chimique, acoustique, la structure, la résistance au feu, etc. » Aujourd’hui, les recherches chez Forintek se poursuivent dans divers domaines touchant les produits de structure et les produits d’apparence avec la préoccupation de maximiser l’utilisation de tout l’arbre et de toutes sortes d’arbres en supportant avec son expertise les entreprises voulant innover en créant de nouveaux produits.

Il y a notamment les combinaisons du bois avec d’autres matériaux comme le béton ou l’acier pour une utilisation optimale du bois aux bons endroits. Des recherches sont en cours, entre autres sur les planchers de bois pour les condos. On analyse différentes compositions de lamelle, puisqu’il n’y a pas que la planche de bois, mais les matériaux composites, pouvant être collés sur le béton en tenant compte des réactions du bois à l’humidité, du vieillissement, des types de vernis, des adhésifs.

« On fait la même chose avec les meubles, poursuit M. Desjardins. Au lieu de perdre du temps pour créer la vis parfaite pour le panneau de particules, l’analyse porte sur des techniques d’assemblage adéquates.

La poutre Nordiclam, que l’on voit derrière Richard Desjardins, a été analysée dans tous ses aspects dans les laboratoires de Forintek, dans le Parc technologique de Québec. (Le Soleil, Raynald Lavoie)

La poutre Nordiclam, que l’on voit derrière Richard Desjardins, a été analysée dans tous ses aspects dans les laboratoires de Forintek, dans le Parc technologique de Québec.
Le Soleil, Raynald Lavoie

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Yves Therrien
  -Le Soleil -Québec

Par Yves Therrien - Le Soleil - Québec - Publié dans : Bois & Forêts
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 08:12

De l’impact des coupes partielles aux stratégies de dispersion, en passant par les pratiques sylvicoles et les outils de lutte contre les ravageurs forestiers, voilà quelques-uns des sujets qui seront présentés au Forum de transfert. Ces résultats de recherche sont issus des projets financés dans le cadre du programme de recherche stratégique en aménagement et en environnement forestiers, programme offert conjointement par la Direction de la recherche forestière du ministère des Ressources naturelles et de la Faune et le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies. 

Organisateur :
Jeudi, le 20 septembre 2007

9 h

Ouverture
Nathalie Camdem, Direction générale de la connaissance forestière et de la production de plants, MRNF
Sylvie Dillard, Fonds nature et technologies
Créneau : Amélioration génétique des arbres et production de semences et de plants

9 h 15

Développement et utilisation de marqueurs phénotypiques et moléculaires pour l’amélioration de la résistance aux maladies chez les peupliers hybrides
Louis Bernier, Université Laval

9 h 40

Utilisation de champignons entomopathogènes comme outil de lutte contre la mouche granivore de l’épinette dans les vergers à graines
Claude Guertin, INRS – IAF Créneau : Biodiversité, écosystèmes et environnement

10 h 05

Développement de pratiques sylvicoles visant à limiter le phénomène d’enfeuillement après coupes en pessière à mousses de l’Abitibi
Alain Leduc, UQAM

10 h 30

Pause

10 h 50

Études des facteurs qui expliquent l’envahissement des érablières par le hêtre à grandes feuilles
Christian Messier, UQAM

11 h 15

Évaluation des changements hydrologiques selon les stades de développement du couvert végétal après la récolte et effet de la récolte sur le bilan des substances chimiques – Forêts Montmorency
André P. Plamondon, Université Laval
Créneau : Aspects socio-économiques du secteur forestier et travail forestier

11 h 40

Opérationnalisation d’un modèle de prédiction de la productivité des débroussailleurs qui intègre les principaux facteurs de site et la charge de travail
Luc Lebel, Université Laval

12 h 05

Dîner

13 h 35

Stratégies de dispersion des aires de coupe en pessière noire nordique : évaluation de l’efficacité de la coupe mosaïque pour le maintien de la biodiversité et du mode de vie des Cris
Louis Imbeau, UQAT
Créneau : Sylviculture des plantations et des forêts naturelles

14 h

Le potentiel des peuplements de feuillus intolérants à l’enrichissement en espèces de feuillus nobles
Jacques Brisson, Université de Montréal

14 h 25

Remise en production de peuplements dégradés de bouleau jaune : facteurs influençant le développement de la régénération
Jean-Claude Ruel, Université Laval

14 h 50

Pause

15 h 10

Sylviculture du thuya en peuplements mélangés
Jean-Claude Ruel, Université Laval

15 h 35

Études sur les interactions entre les coupes partielles à diverses densité et les qualités de site sur la TBE : résistance des sapinières et performances des populations entomologiques
Éric Beauce, Université Laval

16 h

Caractérisation après 5 ans de peuplements traités par une CPPTM (coupe avec protection des petites tiges marchandes)
Jean Bégin, Université Laval

16 h 25

Clôture
Gilles Gaboury, D irection de la recherche forestière, MRNF
Guy Provost, Fonds nature et technologies

Responsable :
Mme Josée Reid
Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies
140, Grande-Allée Est, 4e étage
Québec (Québec) G1R 5M8
Téléphone : 418 643-3469
Courriel :
josee.reid@fqrnt.gouv.qc.ca

Par Fonds de recherche sur la Nature et les technologies Québec - Publié dans : Bois & Forêts
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